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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 17:28
Le rapport Schwartz de 1982 innove dans un accompagnement territorialisé, globale et individualisé.

 

Trois idées fortes :

 

Première idée: être présent localement au plus près des jeunes  pour générer une zone d’animation locale,

une territorialisation de l’insertion et  une proximité sociale et institutionnelle.


Deuxième idée: globaliser les difficultés avec l’insertion sociale (logement santé, culture) comme préalable à l’insertion professionnelle.


Troisième idée: l’individualisation des parcours pour une réponse adaptée aux situations sociales et professionnelles de chacun des jeunes. Une coproduction du projet des jeunes avec les conseillers en mission locale est établie.

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Published by jean-christophe chantrelle - dans Histoire des missions locales
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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 17:17
Voici les hypothèses de mon mémoire.

J’ai trois hypothèses :


La première se demande si la définition du métier à évolué au travers des textes qui on institutionnalisés la mission locale.


La deuxième cherche à savoir si le métier de conseiller n’est basé que sur l’interprétation d’un rôle autonome.


La troisième a pour objet de démontrer que la définition d’un conseiller se résulte à sa relation de proximité avec les jeunes.

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Published by jean-christophe chantrelle - dans Présentation
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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 12:43

C’est un métier plutôt qu’une profession car le travail se définit en premier lieu par des actes, des objectifs à interpréter et non pas par une certification, je me base sur la distinction de Autès dans les paradoxes du travail social, pour lui : « La profession renvoie au un système des emplois, à leur hiérarchisation dans le cadre de relations professionnelles négociées et instituées, alors que le métier réfère davantage aux activités, à ce qui est effectivement mis en œuvre, au travail.


D’ailleurs pour J. Ion dans les travailleurs sociaux, il y une opposition entre les « professions sociales traditionnelles » comme assistants du service social et les « nouveaux métiers de l’intervention sociale » des 80’s comme celui de conseiller mission locale. Contrairement aux assistants du service social, il n’existe pas un diplôme de conseiller mission locale légitimant une professionnalisation et une reconnaissance institutionnelle, leur reconnaissance passe dans un savoir-être relationnel.

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Published by jean-christophe chantrelle - dans Rôle professionnel des conseillers insertion
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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 12:41
J'ai un regard sociologique critique sur le métier de conseiller mission locale. Préalablement, je m’interroge sur le sens donné à l’insertion sociale et professionnelle en mission locale.

L’intitulé du métier est conseiller en insertion sociale et professionnelle, alors que la grande majorité du métier est de l’insertion professionnelle. Un programme suivi des jeunes s’appelle le contrat d’insertion dans la vie sociale, or on y parle que de parcours professionnel. En fait, l’insertion sociale se résume à un travail de médiateur. En cas d’un problème de logement d’un jeune, le conseiller orientera le jeune vers le service logement de la mairie ou une association chargée de l’accompagner dans ses démarches, ce n’est pas la mission locale qui cherche à résoudre ce problème.

Au niveau de l’insertion professionnelle, la mission locale met en œuvre des moyens pour accompagner les jeunes vers l’emploi, on parle de positionnement sur des actions d’insertion professionnelle. A la différence de l’ANPE qui est dans une logique de placement cherchant à faire coïncider la demande d’emploi avec l’offre d’emploi.
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Published by jean-christophe chantrelle - dans Le métier flou
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21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 19:09

Dans les années 70, le chômage des jeunes est un traitement de masse avec le contrat emploi formation. Le début des années 80 voit la naissance des politiques d’insertion identifiés par Castel dans Les métamorphoses de la question sociale (1995), avec les rapports Bonnemaison sur la délinquance, le rapport Dubedout instituant la politique de la ville avec le DSQ et la mise en place des chargés de projet, un autre métier flou et puis le rapport Schwartz de 1982 avec une même idée politique terrotorialisée de transversalité et de globalité.

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Published by jean-christophe chantrelle - dans Histoire des missions locales
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14 mars 2009 6 14 /03 /mars /2009 22:49

Nicole-Drancourt et L. Roulleau-Berger distinguent quatre modèles d'action : solidarité, familiarité, démission, fermeture dans l’ouvrage, L'insertion des jeunes en France, Paris, Puf, 1995.

 

 Le modèle de la solidarité : Les conseillers s'engagent avec le jeune à construire et à valoriser un projet professionnel personnalisé et réaliste. Les conseillers cherchent à mettre en adéquation le profil des jeunes avec les possibilités d'emploi ou de formation. Ils intègrent les jeunes dans des dispositifs qui permettent de bénéficier des aides financières. Les conseillers développent une relation de proximité avec le jeune.

Le modèle de la familiarité consiste à mettre en confiance le jeune notamment par le tutoiement. Néanmoins les conseillers en insertion sont dans une relation de « fausse proximité » pour déterminer la véracité des intentions et des propos des jeunes. Ces derniers tentent parfois de tirer profit de la relation de proximité avec le conseiller. Cependant les conseillers ont également des « intentions morales et charitables » envers les jeunes

Le modèle de la démission : Les conseillers et les jeunes sont complices. Les conseillers tentent de répondre rigoureusement aux demandes des jeunes. Les échecs d’insertion des jeunes sont perçus comme un «  drame personnel » par les conseillers. Les conseillers se sentent impuissants et ont l’impression de ne pas être capables d’aider les jeunes à sortir de leur situation. 

Le modèle de la fermeture : Les conseillers considère les jeunes comme sans projet et désocialisés. Les demandes des jeunes sont enregistrés mais peu traitées.

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Published by jean-christophe chantrelle - dans Approche interactionniste avec les jeunes
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14 mars 2009 6 14 /03 /mars /2009 11:56
Jeannot est le théoricien de concept de métier flou. Sa page personnelle sur le site du laboratoire techniques, territoires et sociétés de l'université de Marne la vallée propose son Cv, des publications en ligne, ses recherches récentes ainsi que sa bibliographie.

Dans les publications, on retrouve deux contributions majeures téléchargeables gratuitement.

"Les métiers flous du développement rural", Sociologie du travail, vol. 47, n° 1, 2005, p. 1-19.
Les métiers flous. Travail et action publique, Toulouse, Octarès, 2005.


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14 mars 2009 6 14 /03 /mars /2009 00:36

(Source : www.mlsa.asso.fr)


Je cite :


En septembre 1981, le Professeur Bertrand SCHWARTZ remet au Premier Ministre un rapport préconisant, face au développement du chômage des jeunes et aux débouchés sans diplôme, la mise en oeuvre d'une politique d'insertion sociale et professionnelle, reposant sur des structures locales, partenariales et transversales.

 

L’année 1982 est marquée par la création de Missions Locales et PAIO (Permanence d'Accueil d'Information et d'Orientation) sur l'ensemble du territoire français.

 

La Mission Locale Sambre Avesnois est crée en 1984.

 

Consolidation de l'existence des Missions Locales et développement de leur nombre et création d'un Conseil national des Missions Locales en 1989, instance de consultation sur les questions d'insertion des jeunes.

 

La Charte des Missions Locales par le Conseil national de 1990 rappelle les principes sur lesquels s'engagent les partenaires dans toute mission locale : une volonté de travailler ensemble sur un territoire. Une intervention globale au service des jeunes. Un espace d'initiative et d'innovation. Une démarche pour construire des politiques locales d'insertion et de développement.

 

Les  carrefours pour l'emploi et la formation des jeunes sont constitués en 1991. Ces carrefours ont pour objectif de mobiliser de façon optimale l'ensemble des dispositifs dans la construction des parcours des jeunes. ils doivent faciliter le renforcement entre la formation et l'emploi.

 

Régionalisation de la formation professionnelle continue des jeunes en 1993. La compétence du dispositif de formation des jeunes demandeurs d'emploi (le Crédit Formation Individualisé) est transférée aux Conseils Régionaux devenus un acteur essentiel dans l'insertion des jeunes.

 

La circulaire 94-10 du 23 décembre 1994 installe les programmes d’animation régionale, qui vise à renforcer la mise en réseau des structures dans le cadre des politiques nationales et locales.

Le logiciel Parcours devient un outil d’aide à la gestion des parcours des jeunes.

 

La convention régionale pour la mise en place des espaces jeunes est signée en 1995.

 

Les Missions Locales et PAIO participent en 1998 à la promotion des nouveaux services - nouveaux emplois (emplois-jeunes) La loi d'orientation du 29 juillet 1998, en instituant le programme TRACE, la met en oeuvre pour les jeunes les plus éloignés de l'emploi.

 

Le Protocole 2000 des missions locales : réaffirme et complète les principes de la charte des missions locales.

 

Dans le cadre du plan de Cohésion Sociale, les Missions Locales lancent le CIVIS : Contrat d'Insertion dans la Vie Sociale en 2005.

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14 mars 2009 6 14 /03 /mars /2009 00:34

Goffman s'intéresse à la relation de service dans le chapitre «  Quelques remarques sur les vicissitudes des métiers de réparateur », Les Editions de minuit, 1968. Goffman cherche à comprendre les modalités de fonctionnement de la relation de service. Il met en évidence le « modèle du réparateur ». Selon lui, ce modèle peut s'appliquer à d'autres institutions.

 

Je considère que ce modèle peut s’adapter à l’interaction entre les conseillers et les jeunes parce que selon Goffman la relation de service est la combinaison de trois éléments :

Une activité destinée à satisfaire les besoins d'autrui

Une relation qui unit deux ou plusieurs personnes dans une situation de ce type,

Un travail d'entretien, généralement spécialisé, effectué sur un bien ou sur une personne, à la

demande d'un client.

 

En effet l’activité des missions locales est destinée à satisfaire les besoins du jeune à partir d’un travail d’entretien personnalisé effectué par les conseillers sur les jeunes le plus souvent dans des entretiens individualisés. Cette rencontre fait suite à une demande des jeunes qui ont besoin des compétences des conseillers pour rechercher un emploi ou une formation.

 

Le conseiller est un patricien détenant un savoir professionnel et administratif que ne possèdent pas les jeunes. Son activité est dépendante des valeurs, des règles et des normes de la mission locale.

 

La relation de service est fondée, d’après Goffman, sur trois pôles le praticien réparateur), l'objet et l'usager. Dans le cas de la mission locale, le praticien réparateur est le conseiller en insertion, l’objet est l’accès à l’emploi et l’usager est le jeune.

 

Pour Goffman, le praticien interagit avec l’usager, le client selon trois formes : une forme technique, une forme de contrat et une forme de civilité « Le praticien peut également avoir avec son client un échange verbal en trois points, une partie technique : renseignements reçus ou donnés sur la réparation (ou la construction) envisagée ; une partie contrat : indication approximative et en général pudiquement écourtée du coût du travail, des délais nécessaires et autres détails ; enfin une partie civilité : échanges de politesses accompagnés de quelques amabilités et marques de respect ». (Goffman E., «  Quelques remarques sur les vicissitudes des métiers de réparateur », Asiles, Les Editions de minuit, 1968).

 

Dans l’interaction entre le conseiller et le jeune, la partie technique est l’ensemble des renseignements fournit par les conseillers concernant l’accompagnement à l’emploi ainsi que l’ensemble des renseignements transmis par le jeune au conseiller concernant l’évolution de son projet d’insertion.

La partie contractuelle correspond au fait que le projet du jeune est une coproduction entre le conseiller et le jeune. La partie civilité est caractérisée par la politesse, les amabilités et le respect.

 

La participation de l’usager détermine la relation de service. Le praticien doit décoder les informations données par l'usager. Les informations échangées instaurent une relation de confiance entre les deux acteurs.

 

Il est nécessaire que les jeunes informent régulièrement le conseiller en insertion de la mission locale pour que ce dernier puisse comprendre les différentes situations et proposer des solutions aux jeunes. L’efficience de la relation entre conseiller et jeune repose sur une entre ces deux acteurs.

 

Selon Goffman « La dignité apparente des relations de service repose en partie sur l'aptitude du client à apporter des renseignements utiles bien que filtrés par le langage et les jugements profanes. Le service réparateur peut alors revêtir certains traits d’une entreprise commune dans laquelle le praticien montre un certain respect pour la manière dont le client, sans l’avoir appris, sait analyser les difficultés. » (Goffman E., «  Quelques remarques sur les vicissitudes des métiers de réparateur », Asiles, Les Editions de minuit, 1968).

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14 mars 2009 6 14 /03 /mars /2009 00:29

Les conseillers sont autonomes par le fait qu’ils tiennent des permanences dans des quartiers où ils sont les seuls représentants de la mission locale. L’autonomie est aussi présente dans l’organisation de leur travail par la gestion des jeunes sur le flux : en recevant les jeunes dès qu’il se présentent ou sur rendez-vous. L’autonomie s’exprime dans l’orientation et les jugements portés sur les jeunes.

 

Les contraintes sont de quatre niveaux. Le premier niveau c’est le faible niveau de qualification et la précarité des jeunes ainsi que la non implication de certains. Le deuxième niveau résulte de la mission locale elle-même : l’évaluation du travail par des objectifs quantitatifs à atteindre et le suivi informatisé des jeunes et des emplois du temps. Le troisième niveau est relatif à l’insuffisance des offres d’emploi ou à la saturation des places dans certaines formations. Le quatrième niveau est la proximité sociale de la mission locale. Les jeunes ne cherchent pas à dépasser le cadre de leur quartier et ne sont pas mobiles.

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