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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 20:58

Les conseillers gèrent les jeunes sans les insérés durablement. Ils sont dans l’impossibilité de fluidifier les stocks, ils ne maîtrisent l’arrivée de nouveaux jeunes à cause de la conjoncture économique.


Si les jeunes ont la chance de trouver un emploi c’est le plus souvent un contrat précaire signifiant un retour à la mission locale, d’où l’idée que le conseiller en mission locale est un intermédiaire du marché secondaire du travail.


Les conseillers occupent les jeunes pour ne pas les rendre inactifs et gèrent le non emploi. Les jeunes sont positionnées sur des activités sans lien évideny avec leur projet afin qu’ils ne se détournent pas de la mission locale. Le risque de ne rien proposer à un jeune est qu’il ne revienne plus et échappe au dispositif.

 

Robert Castel, Les métamorphoses de la question scoiale, une chronique du salariat, Fayard, 1995 :


« Si la gestion de l’emploi est confié au niveau local, c’est qu’elle n’a pas trouvé sa solution ailleurs, au niveau des politiques globales. Elle risque de devenir la gestion du non-emploi à travers la mise en place d’activités qui s’inscrivent dans cette absence, en essayant de la faire oublier ».

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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 20:41

Le mandat (cf Hughes) des conseillers en mission locale est éclaté en une mosaïque de groupes d’activités : tenir une permanence, accueillir, informer, orienter, accompagner, le dépannage par les aides, les temps d’autoréflexion sur la pratique et la participation à des événements.

 

Les actes auprès des jeunes ne sont possibles que par un travail informel par de la sociabilité ou en ayant de l'empathie pour créer une proximité et faire accepter certaines propositions sur des actions.

 

S. Beaud dans « Un cas de sauvetage social. Histoire d’une jeune précaireracontée par un conseiller de mission locale », Travail et emploi (1996), raconte le parcours d’une jeune sans qualification avec des problèmes de santé, familiaux qui va par des interactions avec son conseiller prendre confiance, changer son comportement et obtenir un CDI dans la restauration.

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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 20:54

La valorisation des expériences dans le recrutement est faite pour créer de l’innovation par une spécialisation informelle, selon un rapport du centre d’étude de l’emploi, les missions locales et l’innovation (2004).

Ce qui est attendu, dans le recrutement des agents d’insertion, pour Guyennot dans L’insertion. Discours, politiques et pratiques (1998) c’est un savoir relationnel auprès des jeunes par une fibre sociale, en étant motivé pour aider les jeunes, par l’écoute, de l’empathie ou de la sollicitude.

On peut appliquer le concept de licence d’Hughes à celui de conseiller mission locale. Lui il entend par licence un doit d’exercer par la qualification, pour le conseiller mission locale c’est un droit d’exercer par les compétences de l'expérience et relationnelles.

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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 12:43

C’est un métier plutôt qu’une profession car le travail se définit en premier lieu par des actes, des objectifs à interpréter et non pas par une certification, je me base sur la distinction de Autès dans les paradoxes du travail social, pour lui : « La profession renvoie au un système des emplois, à leur hiérarchisation dans le cadre de relations professionnelles négociées et instituées, alors que le métier réfère davantage aux activités, à ce qui est effectivement mis en œuvre, au travail.


D’ailleurs pour J. Ion dans les travailleurs sociaux, il y une opposition entre les « professions sociales traditionnelles » comme assistants du service social et les « nouveaux métiers de l’intervention sociale » des 80’s comme celui de conseiller mission locale. Contrairement aux assistants du service social, il n’existe pas un diplôme de conseiller mission locale légitimant une professionnalisation et une reconnaissance institutionnelle, leur reconnaissance passe dans un savoir-être relationnel.

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14 mars 2009 6 14 /03 /mars /2009 00:29

Les conseillers sont autonomes par le fait qu’ils tiennent des permanences dans des quartiers où ils sont les seuls représentants de la mission locale. L’autonomie est aussi présente dans l’organisation de leur travail par la gestion des jeunes sur le flux : en recevant les jeunes dès qu’il se présentent ou sur rendez-vous. L’autonomie s’exprime dans l’orientation et les jugements portés sur les jeunes.

 

Les contraintes sont de quatre niveaux. Le premier niveau c’est le faible niveau de qualification et la précarité des jeunes ainsi que la non implication de certains. Le deuxième niveau résulte de la mission locale elle-même : l’évaluation du travail par des objectifs quantitatifs à atteindre et le suivi informatisé des jeunes et des emplois du temps. Le troisième niveau est relatif à l’insuffisance des offres d’emploi ou à la saturation des places dans certaines formations. Le quatrième niveau est la proximité sociale de la mission locale. Les jeunes ne cherchent pas à dépasser le cadre de leur quartier et ne sont pas mobiles.

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